
SDIE petites communes
Retour sur la formation Conseil en gestion immobilière énergétique (CGIE) du 22 janvier 2026 :
Consulter les présentations et les outils
Retour sur le webinaire de présentation du Conseil en gestion immobilière énergétique (CGIE) du 20 novembre 2025 :
– Consulter l’enregistrement
– Consulter les présentations du SDE03 et de l’AREC Occitanie
– Consulter les outils créés par le Syndicat d’énergie de l’Allier (SDE03) et l’AREC Occitanie
Pourquoi travailler sur ce sujet ?
Le Schéma directeur immobilier énergétique (SDIE) est une démarche qui permet à la commune d’avoir une vision d’ensemble de son patrimoine, multicritère (énergie, vétusté, réglementaire, usages, etc.) et d’établir un plan d’action pluriannuel qui réponde à des besoins.
Le bilan du projet BAPAURA, où nous avons suivi plus d’une centaine de projets de rénovations globales dans des petites communes, a démontré qu’il y avait souvent un manque d’analyse des besoins de la commune en amont des projets, qui pouvaient amener à des renoncements par la suite. Le travail d’analyse du patrimoine est essentiel avant de s’engager dans un projet de rénovation, et pas uniquement pour les plus grandes communes.
Il existe à l’heure actuelle un cahier des charges SDIE, mis en place pour rechercher un prestataire qui réalise cette mission. En parallèle, nous travaillons sur le cas des plus petites communes (5 à 15 bâtiments), qui ont difficilement accès à ce type de prestations, par manque de moyens humains et/ou financiers. Nous définissons une méthodologie et des outils pour mener à bien une analyse (renommée « Conseil en gestion immobilière et énergétique ») afin que des accompagnateurs (syndicats d’énergie, ALEC, etc.) puissent eux-mêmes mener rapidement des analyses patrimoniales, certes moins ambitieuses qu’un « SDIE » classique, mais nécessaires.
Quelle méthodologie ?
Un groupe de travail, composé de syndicats d’énergies, d’agences du climat, mais aussi d’acteurs nationaux tels que le Cerema ou l’ADEME, travaille sur cette thématique. Nous sommes partis des contraintes : quel temps peut consacrer l’accompagnateur à cette mission ? [Dans notre méthodologie : 6 à 10 jours] Quel temps et moyens peut consacrer la commune pour cette analyse ?
Partant de là, il s’agit de construire un parcours qui rentre dans cette temporalité : les réunions avec la commune (élus/services techniques/usagers), les visites, le temps consacré à l’analyse. La difficulté de l’exercice consiste à ne pas passer à côté d’un sujet essentiel, en y consacrant un minimum de temps. Nous cherchons à optimiser ce qui peut l’être : ne pas visiter ou auditer tous les bâtiments lorsque ce n’est pas nécessaire, récupérer ou analyser les données de consommation en amont, etc.
Une fois ce parcours défini, il reste à créer les outils : à la fois des outils de communication pour expliquer la démarche à la commune, mais aussi des outils métier : modèles de fiches bâtiments, modèle de rendu, etc.

Commune de La Canourgue, Lozère @Daniel Beauté, AREC Occitanie
Où en sommes-nous ?
Les 1res expérimentations auprès des communes ont eu lieu cet été. Nous avons élaboré les premières trames d’outils.
Quelles sont les difficultés rencontrées ?
Les premières difficultés auxquelles nous devons répondre sont :
- Être en mesure de travailler sur des sujets autres que l’énergie (d’où l’importance de savoir soit se former, soit s’entourer de structures comme les CAUE, agences d’ingénierie, etc.). En plus de l’énergie, il faut avoir une expertise sur les aspects réglementaires/vétusté, et savoir recueillir les besoins de la commune et des usagers.
- Le recueil des besoins : quel temps y consacrer, jusqu’où consulter les usagers, quelle méthode ? Il ne s’agit pas de réaliser un panel d’audits énergétiques et d’en tirer une synthèse et un plan d’actions de rénovation, mais bien de requestionner l’usage global des bâtiments pour répondre à un besoin d’usage des locaux à long terme.
- Le manque de temps consacré par la commune par manque d’agent (quand elles en ont !) voire d’élu, d’où l’importance d’être clair dès les premières réunions sur l’implication attendue de la commune
Comment se tenir au courant de l’avancée ?
Vous pouvez suivre l’avancement via les canaux classiques du projet BAOBAP : compte linkedIn, site internet, newsletter, etc.
